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COMMENT SE PREPARER AU BIG ONE / PREVISION
mai 8, 2010, 2:59
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1 QUELS SONT LES RISQUES DES SEISMES? ET COMMENT LES PREVOIR?

La sismologie : L’étude des séismes, la sismologie, est une science en pleine progression, dont le but final est bien sûr la prévision des séismes. Trois sortes de prévisions sont effectuées : les prévisions à long terme, à moyen terme, et à cour terme.

Les prévisions à long terme s’établissent sur une base de temps de l’ordre des dizaines d’années, ou du siècle. Elles sont utiles pour définir le genre de risque que cours telle zone (pour les siècle à venir) et prévoir une architecture en conséquence, une stratégie adaptée aux types de séisme de la région (leur amplitude, la nature des ondes, etc…). Dans le cas de Los Angeles la question serait de savoir comment justement ces prévisions furent utiles pour les séismes précédents, c’est à dire si une loi ou un règlement fut mis en place par l’Etat afin de prévenir du risque.

La prévision à moyen terme à pour but de savoir où se situeront les prochains séismes dangereux (puisqu’il y a plusieurs séisme par jour partout dans le monde, mais sans gravites. Soit qu’ils soient trop faibles, soit qu’ils se trouvent en pleine mer, trop éloignés des côtes pour inquiéter la population), afin de pouvoir y préparer une surveillance pour la prévision à court terme. En effet, le matériel pour ce dernier type de prévision est couteux et difficile à mettre en place, et ne peux donc pas être installé au moindre doute. Le problème est qu’il est extrêmement difficile de prévoir efficacement la gravité et le lieu des prochains grands séismes de l’année qui vient par exemple.

La prévision à court terme a besoin pour être efficace de résulter d’une surveillance à long terme, paradoxalement (d’où l’importance de la prévision à moyen terme), afin de pouvoir dire le plus exactement possible le lieu (à la dizaine de kilomètre près) de l’hypocentre (situé verticalement au dessus de l’épicentre), de l’ampleur du tremblement, et da sa nature, etc… afin de pouvoir réagir en conséquence. Evacuer une population ne se fait pas sur un doute, et même si la population est sauve, les dégâts matériels qui résultent de la secousse sont à prévoir aussi. C’est pourquoi la prévision à long terme peut aider déjà à ce que le bâti tienne, ce qui n’évitera pas la destruction de toutes les fournitures de moindre taille, qui désorganise le fonctionnement de la vie quotidienne de la population.

Les méthodes de prévision sont très nombreuses, variées, et reposent sur un champ de discipline extrêmement large. Mais la base reste le sismographe, qui décrit tout simplement la variation du mouvement du sol. Ces méthodes sont très intéressantes, mais ne concernent pas spécialement San Andreas donc elles ne seront pas exposées.

La faille de San Andreas est très surveillé, non pas tant pour prévenir des risque que pour les étudier. C’est l’un des deux endroits les plus probables pour la localisation du Big One attendu par les scientifiques depuis quelques temps. L’autre lieu supposé est le Japon, spécialement Tokyo. Dans tout les cas, le Big One pourrait avoir des conséquences sur toute la planète étant donné son ampleur.

En plus de la prévision vient la prévention : la plupart des pertes humaines sont dûes aux événements qui découlent du séisme et au comportement des gens. Les habitants du Japon sont particulièrement bien préparés à réagir (et pas seulement à se cacher sous les tables, mais surtout à ne pas téléphoner pour ne pas encombrer le réseau téléphonique, emporter avec soi les bon objets d’urgence – argent, eau, nourriture, papiers d’identités – etc…).

Il existe donc un certain rapport à la catastrophe, qui est je crois ce que Banham appelle l’écologie, qui peut se développer sur la notion de risque ou bien de peur. C’est à dire que face à la réalité d’un séisme, est-ce que les Los Angelois maintiennent un climat de peur, en niant par exemple l’ampleur du risque, où au contraire se préparent à la catastrophe, que ce soit pratiquement (infrastructures, assurances, préparation physique, enseignement…) ou bien idéologiquement (en maintenant la préparation pratique en toile de fond, mais comme support à une atmosphère de risque, créant ainsi la ville où tout peut arriver puisque tout disparaîtra de toute façon).

Traversant la région côtière californienne, la faille de San Andreas est l’une des plus célèbres fractures de l’écorce terrestre.
Cette grande faille transformante de l’Ouest des Etats-Unis est une zone de dislocation majeure. D’après les sismologues, la faille de San Andreas provoquera dans les prochaines décennies le séisme du siècle: le Big One.

Dernièrement, l’Institut de géophysique américain (USGS) a réalisé une étude sur les risques de séismes dans les prochaines années.
D’après leurs prévisions, le Big One pourrait avoir lieu d’ici moins de 30 ans.

L’importance de la Faille de San Andreas pour la scienceDonc la sismologie est encore une science balbutiante, dont le but principale est l’alerte, qui ne fut jusqu’à aujourd’hui capable de prédire avec exactitude qu’un seul tremblement de terre (le jour, le lieu, etc… ce qu’on appel les prévisions à court terme), en chine, le 4 février 1975 à Haicheng, de magnitude 7,3. Mais la méthode utilisé ne permit pas de prédire le séisme de 1976, toujours en chine, à Tangshan, de magnitude 7,8.

Afin d’affiner cette science, les scientifiques ont besoins d’effectuer des mesures précises et coûteuses lors des tremblements de terre, ce qui implique de prévoir où aura lieu le tremblement de terre afin d’y implanter les installations coûteuses d’observation, à l’aide des prévisions à long terme. Pour cela, la faille de San Andreas est très prometteuse ! Il existe entre autre un projet de « descendre des instruments dans la faille, en grande profondeur qui permettra de mieux connaître certains phénomènes » (d’après le site de l’assemblé générale : http://www.assemblee-nationale.fr/rap-oecst/risque95/titre1-3.asp). Sur ce même site sont détaillés les installations déjà en place autour de la faille :

« je cite la description qu’il [M. Raoul Madariaga, qui dirige le département de sismologie de l'IPG de Paris] fait des travaux de William Bakun et Alan Lindh de l’USGS et du professeur Mac Evilly de l’université de Californie à Berkeley qui ont étudié la sismicité de la faille de San Andreas dans le but d’établir une carte des lacunes. Ils se sont rendus compte que six séismes de magnitude proche de 6 s’étaient produits à Parkfield entre 1857 et 1966, date du dernier tremblement de terre.

L’histoire des tremblements de terre en Californie n’est connue avec précision que depuis un siècle. Avec un taux de récurrence très court, Parkfield est le seul secteur de la faille de San Andreas où l’on peut faire une prévision à long terme fondée uniquement sur des documents historiques et sur la sismicité instrumentale. Pour les autres secteurs de la faille de San Andreas, le taux de récurrence des gros séismes, trop long, ne peut être déterminé qu’à travers des études sismotectoniques.

A partir des données recueillies par différentes méthodes sur la faille de San Andreas, le Groupe de travail sur la probabilité des tremblements de terre en Californie a dressé une carte des sites les plus probables des prochains gros séismes de la région pour la période 1988-2018. Cette carte a fait l’objet de beaucoup de publicité car le site du séisme de Santa Cruz du 17 octobre 1989 y figurait avec une probabilité de rupture proche de 30 %, la plus forte après celle de Parkfield et une autre située près de la frontière entre la Californie et le Mexique. Parkfield apparaît clairement comme le site ayant la plus forte probabilité de subir un séisme de magnitude 6, avec près de 90 % de chances pour la période 1988-2018.

Entre temps, Bakun, Lindh et leurs collègues de l’USGS ont affiné leurs estimations quant à la date du prochain séisme à Parkfield. En Californie centrale, le dernier très gros tremblement de terre a eu lieu en 1857 ; or Parkfield se trouve à l’extrémité nord de la zone de rupture de ce séisme, qui semble être parti de Parkfield ou de son voisinage. Depuis 1857, des séismes ont eu lieu à Parkfield en 1881, 1901, 1922, 1934 et 1966, ce qui correspond à un taux de récurrence de vingt-deux ans, avec une incertitude de cinq ans. Le séisme de 1934 semble s’être produit en avance par rapport à la date que l’on aurait pu prévoir, mais celui de 1966 a eu lieu à la date prévue à partir des séismes plus anciens. En tenant compte de l’incertitude de cinq ans sur le taux de récurrence, les sismologues ont prévu que le prochain séisme de Parkfield aurait lieu en 1988, avec une marge d’incertitude en temps qui s’étend depuis 1983 jusqu’en 1993. On se situe actuellement au-delà de la date prévue, mais toujours dans la marge d’incertitude. Un impressionnant dispositif d’instruments est installé à Parkfield afin de déceler la moindre anomalie qui pourrait être interprétée comme le précurseur du prochain séisme.

L’instrumentation déployée par les chercheurs universitaires et les services de l’USGS comprend un réseau de sismomètres extrêmement sensibles entourant l’ensemble de la région. Les données sont transmises par radio à un site central de traitement et d’interprétation. Plusieurs instruments de très grande sensibilité ont été installés dans un puits de plus de 1 500 m de profondeur, à quelques kilomètres du village de Parkfield et à un kilomètre de la trace de la faille. Un vibrateur sismique, similaire à ceux que l’on utilise en exploration pétrolière, sert à détecter les variations des vitesses de propagation des ondes sismiques

Treize extensomètres à fil d’invar ont été installés sur la trace de la faille ; ces instruments permettent de déceler des glissements de l’ordre de quelques centièmes de millimètres, entre les lèvres de la faille. Ces treize appareils réalisent des mesures toutes les dix minutes et transmettent ces informations par satellite à un site central d’exploitation des données.

A Parkfield, la déformation de la croûte autour de la faille a été étroitement surveillée depuis 1966. En 1984, un réseau de géodimètres à laser – instruments de mesure de distance par interférométrie – bicouleur a été installé de façon permanente: tous les soirs, on effectue avec cet appareil des mesures de distance entre plusieurs monolithes distribués autour de la faille. Ce réseau est complété par d’autres instruments portatifs permettant d’assurer un suivi mensuel de la déformation sur une large zone autour du site du futur séisme. De plus, un réseau de nivellement de haute précision permet de détecter les déformations verticales de la surface.

De nombreux instruments de mesure du champ électromagnétique terrestre ont été mis en place dans cette région depuis plus de dix ans. Des magnétomètres mesurent le champ magnétique absolu, afin de détecter une éventuelle variation dans l’aimantation des roches.

Plusieurs puits de la région sont échantillonnés toutes les 15 minutes et leurs données relayées par satellite jusqu’au site central d’interprétation. Ces mesures permettent de suivre en temps réel le niveau de l’eau dans les puits et les possibles variations de la teneur en gaz et autres éléments dissous dans l’eau.

La prévision n’est toutefois pas le seul objectif de l’expérience de Parkfield. Du point de vue social, la prévention et la construction parasismique sont tout aussi importantes que la prévision. Un réseau très performant d’accéléromètres à enregistrement numérique a été déployé dans la région, aussi bien en surface que dans des puits. Quand le séisme se produira, ces données permettront d’étudier avec une précision inégalée la propagation des ondes de haute fréquence qui sont responsables de la plupart des dégâts provoqués par les tremblements de terre. Ces données serviront à améliorer les accélérogrammes utilisés par les ingénieurs parasismiques dans le calcul de structures d’immeubles, usines, stades, oléoducs, centrales nucléaires, etc. Elles seront aussi précieuses pour l’étude de la source du séisme de Parkfield, car aucune observation détaillée des ondes émises par un séisme à une aussi courte distance de sa source n’existe. »

2 DES DONNEES SCIENTIFIQUES AUX ANTIPODES DES DONNEES POLITIQUES ET DE CELLES DES INVESTISSEURS, DES PROMOTEURS ET AUTRES AGENTS IMMOBILIERS.

EN DEPIT DU RISQUE, LE MARCHE IMMOBILIER NE S’EST JAMAIS AUSSI BIEN PORTE SUR LES COLLINES ANGELINAISES

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